Pour nous situer :Carrières-sur-Seine est
située au bord de la Seine, à 13 km à
l'ouest de la Porte Maillot à Paris, à
7 km à l'est de Saint-Germain en Laye, la sous-préfecture,
et à 15 km au nord de Versailles, la préfecture.
Les communes limitrophes en sont Houilles au nord, Bezons
à l'est, Nanterre au sud-est, Chatou au sud-ouest,
Montesson à l'ouest et Sartrouville au nord-nord-ouest.
Malgré la présence sur son territoire
de trois ponts franchissant la Seine (pont du RER A,
pont de la ligne de Saint-Lazare et pont de l'autoroute
A14), la ville ne possède pas de pont de circulation
ordinaire.
Pour franchir la Seine et accéder à La
Défense ou Paris, il faut franchir soit le pont
de Chatou, vers le sud, où passe la route nationale
186, soit franchir le pont de Bezons où passe
la route départementale D392.
En conséquence, les axes routiers principaux
de la commune, les routes départementales D311
(Bezons - Saint-Germain-en Laye) et D321 (Carrières
- Chatou puis Croissy-sur-Seine) sont des axes de desserte
locale ramenant vers les axes principaux.
Au plan ferroviaire, la commune ne possède pas
de gare propre et les plus proches sont la gare de Chatou
- Croissy, à Chatou, pour la ligne A du RER et
la gare de Houilles - Carrières-sur-Seine, à
Houilles, également pour la ligne A du RER et
pour la ligne Saint-Lazare du Transilien.
Du fait de son relatif isolement, la commune présente,
au regard de ses voisines, un faible taux d'urbanisation
(env 60% du territoire) et de nombreux espaces ruraux
cultivés ou en jachère.
Depuis 2006, la ville fait partie de la Communauté
de communes de la Boucle de Seine.
Petite histoire :Bien que le site soit d'occupation
ancienne, le hameau fut officiellement fondé
en 1137 par Suger, abbé de Saint-Denis au XIIe
siècle, pour accroître les terres et les
revenus de l'Abbaye. Située sur les flancs de
la vallée de la Seine, Carrières-Saint-Denis
offrait en effet de bonnes terres d'alluvions, très
fertiles, ainsi qu'une pierre calcaire de bonne qualité
: le liais. Le hameau pris d'ailleurs le nom de Carrières-Saint-Denis
en raison des multiples carrières de calcaire
qui y furent exploitées et ce, jusqu'au XIXe
siècle.
Toujours sous la tutelle de l'Abbaye de Saint-Denis,
le village gagna cependant en autonomie vis à
vis de ses voisines comme Houilles ou Montesson et vit
son territoire affirmé par les procès-verbaux
de 1479, 1633 et 1728. Carrières-Saint-Denis
fut lieu de chasse des rois Henri II et Henri IV, et
sous l'Ancien Régime, lieu supposé de
résidence de Louise de la Vallière, favorite
de Louis XIV, d'après une tradition orale persistante.
Un édit de juin 1787 érigea la paroisse
de Carrières Saint-Denis en municipalité
et finalement, la loi du 10 juin 1791 prescrivant l'aliénation
des biens communaux de l'Église, acheva de séparer
le village de l'Abbaye de Saint-Denis. Pour la première
fois, Carrières Saint-Denis prit le nom de Carrières-sur-Seine
(elle n'acquit définitivement ce nom qu'au début
du XXe siècle).
La commune connut jusqu'aux années 1960 une croissance
assez lente de sa population, à l'inverse de
Chatou ou de Houilles. La raison principale est qu'elle
est située hors des voies d'accès vers
Paris, et donc à l'écart des courants
principaux d'urbanisation.
Si ce retard à l'urbanisation se comble très
rapidement aujourd'hui, la ville offre encore en son
centre historique une atmosphère campagnarde
de vieux village qui en fait un lieu assez unique à
petite distance de la capitale.
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